anonymous4

C'est si palpitant...

Mercredi 22 février 2012 à 10:33

J'ai retrouvé dans un coffret de disques de mes grands-parents la notice de leur électrophone (hélas jeté depuis très longtemps...). Je trouve ce document plutôt intéressant pour les annexes de mon fameux mémoire.

Je rédige actuellement un résumé au sujet de l'histoire de l'enregistrement sonore. Comme mon sujet porte entre autres sur le disque microsillon, il me semble intéressant de parler du moyen de reproduire un disque. Il faut que j'intègre à mon discours cette annexe... La notice de cet appareil décrit avec beaucoup de précisions (parfois amusantes... mais je n'ai pas le droit de le dire dans mon tapuscrit ^^) tout le protocole lié à l'utilisation de l'appareil et l'écoute d'un disque. Ce modèle pouvait aussi bien lire les disques à aiguilles que les disques microsillons.
 
.../...

Annexe : notice de l’électrophone R. C. A. « Stéréo 606 »

Cette annexe présente les « conseils » fournis aux acquéreurs de l’électrophone « Stéréo [six-cent-six] » fabriqué par R. C. A. au début des années soixante du xxe siècle. Cette notice décrit avec beaucoup de précisions le protocole nécessaire à l’utilisation de cet appareil.


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Pour obtenir de votre « Stéréo [six-cent-six] » le meilleur rendement possible, voulez-vous observer les conseils suivants :

– Installation

Enlevez les deux couvercles contenant les haut-parleurs en basculant jusqu’à ce que les charnières se libèrent d’elles-mêmes. Disposez ensuite les haut-parleurs à [trois] mètres environs l’un de l’autre, en les tournant[s] vers un auditeur placé à [trois] ou [quatre] mètres.

– Tension

L’appareil fonctionne sur courant [cent-dix] ou [deux-cent-vingt] volts. Le changeur de courant se trouve à l’arrière de l’appareil entre les deux prises des haut-parleurs.// Pour changer la tension, il vous suffit d’enlever le bouchon secteur de son support et de le réintroduire en plaçant en face du repère cuivré l’indication correspondant à la tension de votre secteur.

– Branchement des haut-parleurs et de l’électrophone

Branchez dans la prise de gauche, au moyen de la broche qui termine le cordon  correspondant, le haut-parleur que vous placez à gauche de l’appareil. Opérez de la même manière pour l’autre haut-parleur. Branchez ensuite la prise de courant.

– Utilisation du « Stéréo [six-cent-six] »

L’électrophone « Stéréo [six-cent-six] » permet l’audition de tous les disques microsillons (mono ou stéréo) de [seize], [trente-trois] ou [quarante-cinq] tours, et également des disques ordinaires [soixante-dix-huit] tours. Vous trouverez à l’avant du bras un petit bouton qui peut être poussé longitudinalement. La mention [«] M.STE [»] correspond au saphir utilisable pour tous les disques microsillons, stéréophoniques et monophoniques, la mention [«] N [»] à celui qui est prévu pour les disques [soixante-dix-huit] tours.

– Mise en marche

Mettez l’appareil en marche au moyen du bouton « Int. Volume » (signifiant Interrupteur – Volume) en le tournant dans le sens des aiguilles d’une montre : le voyant rouge s’allume.// Réglez la vitesse du plateau en amenant le chiffre correspondant en face du repère.// Sous le voyant rouge du tableau de contrôle, il existe un bouton. Pour l’audition de disques Stéréo, son repère doit être sur « stéréo », pour les disques monophoniques sur « mono ».// N’oubliez pas de vérifier que le saphir correspond au disque que vous voulez écouter.// Déplacez le bras légèrement vers la droite jusqu’à la perception d’un déclic : le plateau se met en mouvement. Posez délicatement le saphir sur le sillon de départ du disque.// Réglez le volume au moyen du bouton « Volume ».// La puissance des deux haut-parleurs s’équilibre au moyen du bouton « Balance » : ce réglage est absolument essentiel en stéréophonie. Il doit être effectué en écoutant un disque monophonique (de préférence un enregistrement de parole). L’équilibre est atteint lorsque le son semble provenir d’un point situé à égale distance des haut-parleurs. Réglez la tonalité (boutons « graves » ou « aigues ») suivant votre goût et l’acoustique de la pièce où est installée votre appareil.// Pour les disques [quarante-cinq] tours à large trou central, vous trouverez à l’intérieur de l’un des haut-parleurs un centreur qui doit être placé sur l’axe du plateau.

– Remplacement d’un saphir

Pour effectuer le remplacement, il est tout d’abord nécessaire de démonter la cellule.// Pour ce faire, mettre la cellule en position N, insérer l’ongle sous l’épaulement arrière de la cellule, pousser vers l’avant. La cellule se décroche vers le bas.// Les saphirs sont alors accessibles. Détacher des deux côtés l’agrafe en matière plastique sur laquelle le support des saphirs est serti, soit au moyen d’un canif, soit avec l’ongle.// Mettre en place la nouvelle agrafe porte-saphirs en insérant ses tétons dans les encoches de la cellule, et pousser bien à fond.// Remonter la cellule sur son étrier, par le bas, en mettant le bouton changeur de saphirs en position N. Insérer d’abord la cellule dans les crochets antérieurs et appuyer sur l’épaulement arrière pour verrouiller.// Il est à noter que deux saphirs (microsillon compatible et [soixante-dix-huit] tours) sont fixés sur le même support. Leur placement est donc toujours simultané.// Il est vivement recommandé de n’utiliser que des pointes de lecture d’origine, c'est-à-dire ELAC SNM [cent-deux] (agrafe équipée d’un saphir microsillon compatible et d’un saphir [soixante-dix-huit] tours).// La durée du saphir pour microsillons (stéréophoniques ou monophoniques) est de [cent] heures environs.

– Remplacement d’un fusible

Dans le cas où le voyant de contrôle demeure éteint après la mise sous tension, il convient tout d’abord de ramener le bouton « inter-volume » à [zéro], de débrancher la fiche secteur, et ensuite de vérifier l’état du fusible. Pour ce faire, il est nécessaire de dévisser les [quatre] vis maintenant la plaque gainée munie d’une grille qui se trouve sur le dessus l’appareil. Le porte-fusible est fixé sur le fond du châssis de l’amplificateur, au milieu, à l’aplomb de la grille.// Examiner la plaquette fixée sur le porte-fusible : un fil très fin doit être visible. Si ce fil est interrompu ou inexistant, il est nécessaire de remplacer la plaquette. Dévissez les deux vis du porte-fusible, ôter la plaquette défectueuse et la remplacer par une neuve (modèle standard de 1,5 ampère[s]). Bien resserrer les vis.// Si malgré cela l’appareil refuse de fonctionner ou que le fusible saute une seconde fois, il s’agit vraisemblablement d’une panne sérieuse qui requiert l’intervention d’un technicien.

– Quelques recommandations essentielles

Après le transport de l’appareil, vérifier que la cellule occupe bien son logement à l’intérieur du bras de pick-up. Sinon, l’un des deux canaux, voire les deux, pourraient demeurer muet.// Ne jamais passer les disques microsillons (monophoniques ou stéréophoniques) avec le saphir [soixante-dix-huit] t[ours par] m[inutes]. De même, ne jamais jouer un disque microsillon stéréophonique avec une pointe « microsillon » non compatible, c'est-à-dire convenant seulement aux disques microsillons monophoniques.// Lorsque l’appareil n’est pas en cours d’utilisation, ne pas le laisser allumé et ramener le bouton de changement de vitesse sur [zéro].// Pour le transport, s’assurer que le bras est bien verrouillé sur son support grâce au clip de fixation.// Ne jamais lubrifier le mécanisme de transmission. Le graissage des pièces en mouvement est assuré pour une très longue durée.// Si le moteur n’atteint pas immédiatement sa vitesse de rotation normale (pleurage), le laisser tourner quelques instants.// Si le plateau refuse de tourner, le laisser tourner quelques instants.// Si le plateau refuse de tourner, vérifier que le bouton changeur de vitesse est bien en regard du repère.// Ne jamais boucher les haut-parleurs, notamment en les plaçant directement contre un mur.// Éviter d’installer les haut-parleurs sur la même table que l’électrophone.// Ne jamais essayer de dépanner soi-même cet appareil : n’en confier l’entretien ou la remise en état qu’à l’un de nos techniciens ou à un dépanneur de votre choix.// Le numéro de série de votre appareil se trouve sous le tapis en caoutchouc du plateau.// L’échauffement de cet appareil est très élevé : ne pas masquer la grille d’aération.// Ne pas toucher à la vis du bras.

Mardi 21 février 2012 à 19:58

Il faudra qu'une charmante personne m'accepte avant que je croule sous mes disques microsillons... Je me suis fait ces temps-ci un petit plaisir avec l'achat de quelques disques noirs...

J'ai découvert Léo Ferré quand j'étais lycéen. Je crois que France-inter diffusa son fameux C'est extra, issu du fameux album blanc (présent dans ma discothèque... naturellement...). Je ne comprenais pas toute la richesse, toutes les subtilités de ses textes et de ses musiques à cette époque... J'écoutais beaucoup les deux volumes consacrés à Amour Anarchie - Ferré 70 et les deux premiers enregistrements où le grand Ferré déclame Baudelaire... Je passais quelques copies sur cassettes de ces enregistrements avant d'acheter la fameuse Intégrale Barclay en vingt disques compacts... J'avais économisé pendant bien deux ans pour me l'offrir... Depuis que je suis en faculté de musicologie, j'achète les originaux quand je les retrouve...

Je passe une bonne partie de mes économies dans mes disques... une véritable folie de vieux garçon (n'est-ce pas ? ^^). J'ai trouvé à prix intéressant (par rapport à la fameuse cotation, complètement ridicule à mon sens... et au prix chez un disquaire spécialisé) quelques exemplaires manquant dans mes disques noirs.

Un super quarante-cinq tours publié par Odéon (deuxième maison de disque fréquentée par Léo Ferré) s'ajoute à mon fameux catalogue (et oui... mon mémoire... encore lui !), référence MOE 2134 médium. Léo Ferré chante les titres suivants : (f. 1) "Paris canaille" ; "Monsieur William" ; (f. 2) "L'Homme" ; "Le Piano du pauvre".

J'ai aussi trouvé six albums (trente-trois tours) publiés par Barclay : Les chansons d'Aragon chantées par Léo Ferré (un disque  vingt-cinq centimètres ; réf. 80 138) ; "Paname" (un disque vingt-cinq centimètres ; réf. 80 133) ; 1916-19.. (un disque trente centimètres ; réf. 80.303) ; "La Langue française" (en trente centimètres ; réf. 80 185) ; Ferré 64 (un disque trente centimètres ; réf. 80 218) ; Récital 1969 en public à Bobino (deux disques  trente centimètres ; réf. 80 390).

Je suis toujours inscrit sur adopteunmec.com... Je crois qu'il faut m'adopter d'urgence !

A suivre...

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Vendredi 17 février 2012 à 17:50

Quelle triste surprise... J'habite depuis vingt cinq ans à Genas et nous allons depuis bien vingt ans dans cette boulangerie de la rue de la république (autrefois, le petit casino était à deux pas...).

Après une semaine de congés, la boulangerie devait ouvrir mardi. Je n'avais pas besoin de pain jusqu'ici. Je parque mon automobile vers l'école maternelle et me dirige vers la boulangerie. Je passe devant l'agence immobilière et j'arrive devant la façade rouge. Les rideaux sont baissés, seul un carton indique "changement de propriétaire prochainement".

Que se passe-t-il ? Je trouve quand même étrange que les clients n'aient pas été prévenus... Et puis... Hector est vraiment triste ! Vais-je revoir la charmante jeune fille qui le trouve si mignon ?

.../...

Je vais rarement dans le supermarché du coin pour faire quelques achats. Comme j'étais convié chez une très chère amie (euphémisme compris à mon regard...), il me fallait deux bouteilles de vin blanc et des chips. Je me dirige vers une caisse sans faire attention à la caissière (chose rare... je repère les personnes désagréables et les évite !) et...

"C'est pas vous qui êtes dans la musique ?"

Bon sang ! Elle doit voir à peu près cinq cent personnes par jour... Je me suis rappelé que j'avais amené mamie (n'est-ce pas ?) quinze jours avant dans cette même boutique et que nous étions tombés sur cette personne. La question super-banco reste la suivante : comment s'est-elle rappelée de moi ? Je précise quand même qu'on doit avoir le même âge visiblement...

.../...

Mon mémoire avance et il faut que j'appelle mon directeur de recherche !  Devrais-je arrêter de consulter certains bouquins ? Je suis toujours tenté par quelques détails au sujet d'un historique de l'enregistrement sonore... Je vais essayer de conclure cette partie d'ici dimanche, question de passer à autre chose... L'idéal serait de terminer pour juin... Je deviendrai insomniaque... Youpi !

A suivre (d'ici quelques mois ^^)...

Un fameux tableau de Jean-François Millet...

http://tnhistoirexix.tableau-noir.net/images/millet-les_glaneuses.jpg

Mardi 10 janvier 2012 à 18:31

Quelques livres ornementent une table ronde, vêtue d'une nappe à fleurs d'un autre temps... Les rayons s'affaissent sous le poids des disques noirs... Mon regard s'arrête vers le rayon supérieur gauche. D'une main hésitante et froide, je sors la pochette d'un album de Léo Ferré... Il n'y a plus rien.

J'ouvre le couvercle du tourne-disque et pose la noire gravure sur le plateau... J'actionne le plateau... "33 tours"... Le potentiomètre craque et une voix surgit d'un haut-parleur démodé...

Le diamant parcourt la première face puis le bras revient automatiquement en position initiale... Je tourne le disque... Seconde face...

Les textes brouillent le silence du bureau... Les doigts s'agitent sur le clavier de l'ordinateur... Le mémoire avance un peu...

Le disque s'arrête subitement.

Il n'y a plus rien

A suivre...

http://www.youtube.com/watch?v=y-sMS4a7SiY



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Lundi 9 janvier 2012 à 23:17

Côté bibliothèque, j'ai fait quelques acquisitions pour un bon moment... Vous me fuirez aussi à la lecture des titres achetés (ou offert pour un des volumes).

J'aime particulièrement le théâtre et je termine les diverses versions de Haute surveillance, publiées dans le Théâtre complet en Pléiade de Jean Genet. Quel plaisir...

Dans un sens, n'est-il pas plus intéressant de passer une soirée assis confortablement sur son fauteuil recouvert d'un plaid à carreaux (style "écossais"), éclairé par sa liseuse, avec entre les mains un somptueux volume de la Bibliothèque de la Pléiade sur ses genoux qu'un après-midi avec des personnes non-fictives et probablement moins violentes que les personnages décrits par Genet dans cette pièce ? Posons-nous encore la question si bien exposée par cette chère personne : ne faudrait-il pas enfin trouver une relation ? Sa thèse ne varie presque pas... Il serait bon d'éteindre le transistor bloqué sur les ondes de France-culture, quitter un monde terne où seuls quelques volumes de la Pléiade ornementent avec prestige de monotones soirées...

La liste des déceptions, suite à une illusion futile et incitée par quelques mots approximativement cohérents, continuera prochainement. Faut-il provoquer la fatalité déjà programmée ? Annoncer à sa correspondante la fin d'une illusion ? N'oublions pas ce détail... Je suis bien plus chiant qu'une tirade de Racine massacrée sur un plateau voir une note de lecture en Pléiade, ou l'émission Répliques sur France-culture (j'adore... étonnant, non ?). Si l'esthétique ne sauve pas l'intellect... nous pouvons retourner lire en paix jusqu'à la fin des temps, avec en fond sonore quelques mesures composées par Olivier Messiaen.

Bref... Je suis obsédé par la Pléiade. On m'a offert le Théâtre complet de Jean-Paul Sartre. Huis clos... une merveille... J'ai hâte de relire cette pièce ainsi que le reste du volume...

J'ai réalisé mon phantasme : "mais vous pouvez avoir tout le théâtre de Racine dans votre poche." J'ai acheté à la librairie Le Passage à Lyon le premier tome des Oeuvres complètes de Racine, toujours en Pléiade. Tout ce sommet du théâtre français (j'adore Racine... particulièrement sa pièce Andromaque) tient enfin - dans un beau volume avec des caractères en Garamond (taille 9) imprimés sur du papier Bible - dans la poche de ma gabardine bleue ! Une jouissance littéraire pour seulement 69 euros, avec une très belle reliure de qualité. A chacun son excitation... Pour certaines, c'est Huysmans (j'ai lu et recommande encore Le drageoir aux épices... un recueil de poèmes en prose... de toute beauté...). Au passage... arrêtez d'user de votre atout majeur ! Si vous passez par ici, vous comprendrez...

Très brièvement... Figure-toi Dame-Méli (je profite de mon article pour lancer des messages... au combien intéressants...) que j'ai finalement craqué à La bourse pour les deux volumes de l'Histoire de la musique en Pléiade ! Ces deux petites occasions étaient encore en rayon ! Et dire que cette référence n'apparait plus dans le catalogue de la collection.

Qui sera la prochaine victime (il faut bien faire une allusion à la pièce de Genet pour conclure...) ? Vais-je amorcer la grande déception d'une virtualité éteinte sous les feux d'une voix (et non "voie", n'est-ce pas ?) fluette et d'un aspect antique ?

La suite prochainement...

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Vendredi 23 décembre 2011 à 14:42

Je préfère acheter mes livres chez un libraire lyonnais mais j'ai eu des bons d'achats, seulement valables dans le "temple" si bien décrit par Philippe Meyer mercredi (cf. mon article).

Comme je ne suis pas allé seul dans ce grand supermarché de la culture (enfin... tout dépend des rayons...), j'ai pris le soin d'éplucher pendant des heures mon catalogue en ligne favori : celui des ouvrages de la Pléiade, édités par Gallimard. Après de multiples hésitations, je me rends dans cette enseigne assez proche de la statue de Louis XIV.

Je monte au second étage et espère dénicher le premier tome des Ecrits sur l'art d'André Malraux. Horreur... Les volumes sont classés par ordre alphabétique dans le rayon consacré à ces luxueuses éditions. Quelques tomes consacrés à Malraux sont rangés dans la bibliothèque industrielle de droite, sur le rayon du haut... Ni le volume désiré ni le coffret comprenant les deux tomes des Ecrits sur l'art gît au milieu des ouvrages alignés dans ce renfoncement du magasin...

L'employée fort peu aimable fut piquée de ma remarque... Ce volume apparaît toujours au catalogue... Qu'il soit indisponible chez eux est un fait mais qu'il soit épuisé... Gallimard indique au catalogue les prix quand on peut toujours acheter ces livres en librairie. Ah oui... c'est vrai qu'il ne s'agit pas de ma librairie préférée où on me commande les livres souhaités chez l'éditeur... C'est marrant, quand vous allez rue de Brest pour un livre indiqué chez l'éditeur, on vous le commande...

Souhaitant tout de même profiter de la somme (assez conséquente tout de même) indiquée par mes bons d'achats pour m'offrir mon deuxième volume (oui... je compte en acheter un troisième !) en Pléaide, je regarde les disponibilités pas abimées (vu le prix... je reste exigeant...). Je tombe sur le premier tome des Oeuvres complètes de Jean Racine. Youpi ! J'adore cet auteur... Je sors avec soin le précieux volume du rayonnage métallique et là... quelle déception ! Le carton est tâché au stylo bille rouge...

J'essaye de me remémorer le catalogue vu tant de fois et de mes idées de lecture... Mon regard s'arrête à la lettre G : Théâtre complet, Jean Genet. J'aime beaucoup le théâtre (pour en avoir fait...) et ce nom m'évoque toujours la chanson Poètes, vos papiers de Léo Ferré (sans que je comprenne son "et que m'importe Jean Genet que tu bandes"  - serais-je enfin éclairé ? Je verrai bien...).

Je finissais hier L'herbe rouge de Boris Vian (dans mon fameux volume cité un jour...). Je pense alterner entre ces deux livres pour le réveillon du 24 décembre et celui du 31. J'aime tellement m'amuser que je préfère m'enfermer avec mes reliés cuir dorés à la feuille d'or...

A suivre...

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Mercredi 21 décembre 2011 à 9:32

Je ne suis pas resté - pour une fois - endormi ce matin. Avant que mon réveil mécanique retentisse dans toute la maison, j'allume mon fameux transistor sur France-culture vers 7 h 40.

L'invité des Matins de France-culture (l'avantage face à France-inter... il n'y a pas une réclame crétine pour une assurance, joyeusement déclamée par un duo qui me donne envie de passer mon appareil de réception sonore (quel beau néologisme...) par la fenêtre...) était le ministre de l'enseignement supérieur. Je vous passe le débat puisque je n'ai pas écouté le début...

Avant les informations de 8 heures, Philippe Meyer (j'écoute souvent quelques extraits de son émission dominicale - L'esprit public - dans la voiture... quand je vais chez mamie) tient une chronique "à nos oreilles aimables" (ceux qui écoutent toujours France-inter connaissent l'expression - n'est-ce pas ?). J'ai beaucoup aimé sa description matinale de quelques achats... Prenez trois minutes pour entendre ses propos :

http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-philippe-meyer-chronique-de-philippe-meyer-2011-12-21

J'ai retenu deux points du bulletin d'informations de 8 heures : le problème des prothèses mammaires conçues avec du silicone industriel (bonjour l'inconscience...) et l'incendie de la bibliothèque du Caire.

J'aime bien cette source d'information. Pour mon plus grand plaisir, je ne sais pas :

- si madame X a oublié de fermer ses volets ;

- si les autruches ont réussi à mettre entre deux palmiers la noix de coco (les amateurs de Pierre Desproges comprendront...) ;

- etc.
 
En résumé... toutes ces choses dont je n'ai que faire... France-culture va à l'essentiel et c'est très bien ! Pour compléter, je lis (enfin vomis... désolé mais j'ai des tendances inverses...) Le Figaro (je pourrais arrêter mon abonnement en septembre et lire soit Libé, soit Le monde (j'hésite...)... dommage qu'on ne puisse pas seulement s'abonner au Figaro littéraire... D'ailleurs, le dernier numéro m'a déçu... Noël approche à grand pas...).

A suivre...

http://anonymous4.cowblog.fr/images/4013833619475lfl0.jpg
 

Dimanche 18 décembre 2011 à 10:53

J'écoute la radio dans le noir jusqu'à trois heures du matin... Vers 7 h 30, mon réveil mécanique sonne. J'allume mon transistor d'une marque allemande ; la position de l'aiguille permet l'audition de France-culture en M. F.

J'écoute partiellement la programmation dominicale émise depuis la Maison de la Radio... Youpi ! C'est la messe en ce moment...

Je suis allé à la boulangerie. Des pingouins blancs trônent dans la vitrine et quelques décorations passagères rappellent une fin d'année... Je croise rarement ma charmante boulangère - je suppose qu'on a à peu près le même âge - le dimanche. Pourquoi évoquer vaguement cette personne ? Chaque semaine, j'amorce la chose suivante : essayer de fourguer M. Hector pendant une semaine en juin ! Il s'avère que Monsieur (avec une grande capitale...) ne souhaite pas voyager dans une petite maison pour oiseaux. Quitter ses appartements spacieux et bien équipés pour une semaine... impensable !

La semaine passée, je faisais remarquer à la personne que j'embête au moins une fois par semaine que M. Hector tiendrait bien compagnie aux fameux pingouins. M. Hector n'a pas la côte de M. Prunelle... Elle me disait que mes pioupious font du bruit...

Ce dimanche signe l'acte deux... Je lui demande si comme tous les ans la boulangerie ouvre pour noël ou si il faut commander pour la veille. Ne sachant pas qui viendra, je lui dis que je passerai dans la semaine pour préciser ma commande ou... que je lui enverrai Hector !

D'ici juin, elle pourrait changer d'avis sur M. Hector... Acceptera-t-elle de le prendre en pension pendant une semaine ? Cette histoire va bien nous amuser en 2012 !

A suivre...

Une vieille photo d'Hector...


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Samedi 17 décembre 2011 à 21:14

Les grands succès de Nana Mouskouri tombent dans un profond oubli de nos jours... J'avais prévu en déchiffrage cette magnifique chanson - le 45 tours de mamie devient usé à force... - Dans le soleil et dans le vent. Je fais souvent des fours avec mes années soixante...

http://www.deezer.com/listen-930944

Par chance, M. Hector adore cette chanson et connait déjà le refrain par coeur ! Le problème avec cette petite bête est le suivant : il faudrait jouer la même partition pendant des heures... Youpi !

A la grande déception du remplaçant de mon secrétaire particulier (le regretté M. Prunelle), je n'ai pas la partition de Robe bleue, robe blanche... M. Hector apprécie cet autre succès de Nana Mouskouri. Je crois que je vais lui apprendre à mettre en fonctionnement le tourne-disque de la salle à manger et surtout... de ne pas mettre ses papattes sur le disque pour éviter de le rayer !

Le fonctionnement semble simple... même pour une perruche d'appartement (oui... il faut servir leurs graines avant une certaine heure sinon... "Piou piou piou..." - on dirait une manifestation syndicale...) :

- enlever la nappe posée sur le couvercle du tourne-disque ;

- lever le capot ;

- poser le centreur sur l'axe moteur (pour les 45 tours seulement) puis le disque sur la bonne face (le sortir délicatement de la pochette...) ;

- mettre sous tension la multi-prises ;

- ouvrir la porte du rayon contenant l'amplificateur ;

- enclencher le commutateur marche/ arrêt ;

- vérifier que "phono" soit sélectionné ;

- régler le volume ;

- vérifier la vitesse de rotation du plateau du tourne-disque ;

- mettre le commutateur du tourne-disque sur le premier cran (mise en marche) ;

- lever la protection du diamant et l'essuyer avec la brosse adaptée ;

- passer la chamoisine sur le disque ;

- placer le bras au dessus du disque ;

- mettre le commutateur du tourne-disque sur le second cran (descente du bras) ;

- ajuster le volume au cas où !

Ouf ! Hector peut écouter Nana Mouskouri après toutes ces manipulations !

Au prochain épisode... Que fait Hector à la fin de la face ?


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Vendredi 16 décembre 2011 à 0:36

J'ai pris un peu de retard dans mes lectures... Je me suis abonné à la collection dirigée par Max Gallo, Ils ont fait la France.  J'ai seulement commencé le tome deux consacré à Louis XIV (ça me rappelle... je plaisante, c'est juste pour le plaisir de l'imaginer en rogne !). J'ai reçu depuis bien quinze jours les volumes trois et quatre - Jeanne d'Arc et Henri IV - et il sont encore dans leurs emballages !

Je n'ai pas encore lu : tous mes livres sur l'histoire de la France au XXe siècle (je pense le faire quand je rédigerai ma partie sur le contexte historique des années soixante... j'ai prévu une partie sur mes chers "yé-yés" -  j'expliquerai à quelqu'un ma pensée avec ma légendaire diction !) ; deux livres de Pierre Desproges ; un grand volume sur les années soixante ; un livre sur les vinyles "yé-yés" ; deux livres sur les églises en Savoie et quelques ouvrages récupérés...

Je n'ai pas lu in extenso : le tome deux en Pléiade des Oeuvres romanesques de Boris Vian et des chroniques de Stéphane Guillon.

Aurais-je terminé toutes ces lectures en juin ? Question super-banco...

L'émission d'Alain Veinstein s'achève... J'aime beaucoup ce programme tardif diffusé par France-culture (plus instructif que Georges Lang sur Radio-Luxembourg... malgré une bonne programmation musicale en général).

Pour une fois... une photo de récente de ma pomme (sans le canotier... question de rappeler Maurice Chevalier ! - cherchez et vous comprendrez...).


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